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Prix des maisons en Italie: moins 51% de 2008 à aujourd’hui

La baisse des prix semble être endiguée, mais il n’y a pas de reprise malgré une augmentation des ventes

MILAN – La brique italienne a du mal à se débarrasser des déchets de la crise. Le principal investissement des Italiens, la maison, reste sur des valorisations encore loin des niveaux du début de la décennie: par rapport au niveau moyen de 2010 (première année de disponibilité de la série historique), au deuxième trimestre de 2018 avait diminué de 15,8%.

C’est ce que montrent les données ISTAT (INSEE italien), qui expliquent la baisse exclusivement par rapport aux maisons existantes dont les prix ont baissé de 22,1%, tandis que les nouvelles maisons enregistrent une légère augmentation (+ 0,8%).

prix des maisons en Italie

Prix des maisons en Italie

L’impact sur les prix de la crise de 2008

En ce qui concerne les prix, une étude réalisée par Technocasa, le premier réseau d’agences immobilières en Italie, a montré que, de 2008 à 2015, la tendance a toujours été négative, dans les grandes villes, dans l’arrière-pays des grandes villes et dans les capitales de province. La valeur des bâtiments a diminué de 37,1%, dans les grandes villes, de 38,1% dans l’arrière-pays et de 39,3% dans les capitales provinciales.

Par conséquent, en 2018, si l’inflation est estimée à environ 1% par an, le calcul de la baisse de prix est le suivant: -37,1% (de 2008 à 2015), -3% (de 2015 à 2018 environ), – 11% (inflation cumulée depuis 2008) = environ -51%.

Au deuxième trimestre de cette année, l’indice des prix du logement acheté par les ménages a augmenté de 0,8% par rapport au trimestre précédent et a diminué de 0,2% par rapport à la même période en 2017 (il était de -0, 5% au premier trimestre de 2018). Dans ce cas également, la légère baisse tendancielle est exclusivement imputable aux prix des maisons existantes, qui ont enregistré une variation négative de -0,7%, en baisse par rapport à -1,0% au trimestre précédent.

En revanche, les prix des maisons neuves s’accélèrent sur une base tendancielle, passant de +1,0% au premier trimestre de 2018 à +1,6% au deuxième trimestre de 2018.
Ces tendances se traduisent par la confirmation d’une phase de croissance des volumes de ventes (+ 5,6% de la hausse tendancielle enregistrée pour le deuxième trimestre 2018 par l’Observatoire du marché immobilier de l’Agence du revenu pour le secteur résidentiel).

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