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Les effets du réchauffement climatique sur l’investissement immobilier en Italie

La plage près de Martin Sicuro- Italie

La plage près de Martin Sicuro – Italie

Le réchauffement climatique va changer la donne de l’investissement immobilier, causant une perte de valeur progressive des immeubles dans les zones les plus exposées à ses effets.

Les effets des vagues de chaleur.

les villes, mais aussi les localités touristiques plus exposées aux vagues de chaleur vont subir une dévaluation de leurs immeubles. prenons le cas d’une ville comme Bologne, ou le thermomètre reste au-dessus des 37° pendant de longues semaines, avec un taux d’humidité élevée, de mi-juin à mi-septembre. Bien sûr cela va continuer et même s’empirer progressivement, poussant de plus en plus de gens à quitter la ville, ou du moins en est pas la choisir s’ils sont primo accédant. Il en va de même pour les ressorts plus peuplés sur la côte, ceux dont le trafic est congestionné durant l’été : trop de voitures et des bouchons dégagent une chaleur insupportable.

Les inondations

Idem pour les localités costières ou à proximité des rivières qui peuvent exonder, ou dans des zones inondables : leurs biens immobiliers vont forcément perdre de la valeur.

La combinaison de divers facteurs liés au réchauffement climatique – élévation du niveau de la mer, vents extrêmes et vagues de chaleur suffocantes – entraînera une augmentation du phénomène d’érosion côtière, avec des effets délétères (et inattendus) pour le secteur immobilier. Si des contre-mesures adéquates ne sont pas prises, il y a un risque que les bâtiments les plus proches de la côte fassent effectivement partie du fond marin. Et leur valeur est donc destinée à baisser rapidement.

Et, il convient de le souligner, le problème est beaucoup plus actuel qu’on ne le pense. Le simple risque qu’un bâtiment – ou une série de bâtiments – soit submergé par une vague ou une tempête anormale ou que le sol sous les fondations s’effondre fait déjà baisser sa valeur aujourd’hui. Des études menées en Allemagne, en Finlande et en Californie ont montré, en fait, que les maisons potentiellement à risque en raison de l’élévation du niveau de la mer ont été vendues à un prix bien inférieur à leur valeur réelle.

Selon des études menées par le GIEC (acronyme de « Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat »), si la température mondiale devait augmenter de plus de 1,5 degrés Celsius, la fonte des glaciers et la hausse de niveau qui en résulte des océans forcera 280 millions de personnes à fuir leur foyer. Ceux-ci, en fait, seront littéralement submergées par les eaux océaniques «montantes».

Et en Italie, la situation n’est pas meilleure. Au contraire: des études menées par l’ENEA montrent que 5.500 kilomètres carrés de plaine côtière dans notre pays sont menacés d’inondation. L’année dernière, 7 nouvelles zones côtières en danger ont été identifiées (Pescara, Martinsicuro et Fossacesia dans les Abruzzes; Lesina dans les Pouilles; Granelli en Sicile; Valledoria en Sardaigne et Marina di Campo en Toscane), qui s’ajoutent à la zone côtière de la haute Adriatique entre Trieste, Venise et Ravenne; dans le golfe de Tarente; dans les plaines d’Oristano et de Cagliari; en Versilia; Fiumicino, Fondi et autres zones de l’Agro Pontino; les plaines côtières de Sele et Volturno et les zones côtières de Catane.

De très grandes surfaces, donc, et avec un niveau d’urbanisation très élevé: la moitié de la population italienne réside dans les 5.500 kilomètres carrés menacés d’inondation. Bref, si les contre-mesures adoptées ne sont pas efficaces, le marché immobilier de ces zones pourrait subir un effondrement sans précédent.

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